Le collectif Mon vélo dans le train, qui réunit 12 organisations de promotion du vélo et du train, proteste contre la suppression de la règle nationale d’un minimum de places vélos dans les trains
régionaux.
La LOM et ses décrets d’application prévoyaient un nombre minimal de places vélos dans tous les trains neufs et rénovés après mars 2021. Ce sera le cas par exemple dans les futures rames TGV (8 emplacements).
Sous prétexte de« simplification administrative », le gouvernement vient de supprimer ce minimum pour tous les trains régionaux (article 1er du décret 2026-118 du 20 février 2026). Chaque Région sera ainsi libre de prévoir ou non un nombre suffisant d’espaces vélos. Déjà régulièrement contraints par des réservations vélos complexes et gérables à la demande en toute opacité par les transporteurs, certains trains deviennent de fait inaccessibles aux cyclistes. Or il n’est pas acceptable que la « simplification administrative » engendre une complication pour les usagers. Une fois de plus l’État se désengage du vélo, au détriment de la cohésion nationale, au risque de créer des problèmes lors des correspondances entre TGV et trains régionaux.
Après le suppression de fait du Plan Vélo et de toute politique publique associée, l’État accumule les reculs depuis 2024, et ne prévoit rien non plus pour inciter au développement du vélo dans sa nouvelle Loi cadre pour les Transports…. Or cette loi fixe des priorités. Ce qui n’y figure pas risque fort d’être ignoré dans les arbitrages futurs. Pourtant le vélo est le plus pertinent pour les trajets courts et pour assurer le dernier kilomètre en complément des transports collectifs, sans parler du potentiel touristique des vacances à vélo.
CycloTransEurope est un membre actif du collectif.

