À la demande du Collectif «Mon vélo dans le train», qui réunit douze fédérations et associations de promotion du vélo, Jean Castex a reçu, le 15 juillet, une délégation du Collectif et de laFUB.
Le président de la SNCF a réaffirmé sa volonté de mieux associer le vélo au transport ferroviaire. Premier résultat concret : le principe d’une labellisation nationale des « gares amies des vélos », inspirée de l’initiative conduite en Pays de la Loire, fait désormais consensus.
L’interdiction de voyager dans un train en Ile-de-France avec un vélo en heures de pointe est en vigueur depuis des décennies. Jusqu’à récemment la SNCF et la RATP faisaient preuve d’une grande tolérance tant que les cyclistes ne gênaient pas les autres voyageurs ou ne montaient pas à bord quand les trains étaient blindés. Mais depuis plusieurs mois, nous avons de nombreux retours de verbalisations de cyclistes (150€). Cette politique répressive suscite l’incompréhension des usagers. Cette réglementation est jugée inadaptée aux besoins des cyclistes et au nécessaire développement de la pratique duvélo. Lucette, adhérente de CycloTransEurope, est allée à leur rencontre.
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Le collectif Mon vélo dans le train, qui réunit 12 organisations de promotion du vélo et du train, a réalisé entre mai et octobre 2025 une enquête sur l’emport des vélos à bord des trains. Elle a recueilli plus de 1800 réponses pour des trajets couvrant toute la France. Le bilan n’est pas glorieux !
31 associations et collectifs en région Auvergne-Rhône-Alpe disent non à la réservation obligatoire pour les vélos dans les TER, et ce refus va bien au-delà des seules associations cyclistes. C’est tout le mouvement en faveur des mobilités alternatives à la voiture qui se lève contre une mesure excessive et inadaptée qui complique inutilement les trajets des cyclovoyageurs du quotidien, et bien entendu les voyageurs à vélo.
Il est temps que, dans les autres régions, les cyclistes et les usagers des transports se mobilisent pour que prendre le train, avec et sans vélo, cesse d’être une galère sans nom. Plutôt que de renvoyer les cyclistes vers la voiture faute de places, il faut investir pour accroître les capacités ferroviaires et développer un réseau cyclable efficace.
Le collectif Mon vélo dans le train, qui réunit 12 organisations de promotion du vélo et du train, proteste contre la suppression de la règle nationale d’un minimum de places vélos dans les trains régionaux.
La LOM et ses décrets d’application prévoyaient un nombre minimal de places vélos dans tous les trains neufs et rénovés après mars 2021. Ce sera le cas par exemple dans les futures rames TGV (8 emplacements).
Sous prétexte de« simplification administrative », le gouvernement vient de supprimer ce minimum pour tous les trains régionaux (article 1er du décret 2026-118 du 20 février 2026). Chaque Région sera ainsi libre de prévoir ou non un nombre suffisant d’espaces vélos. Déjà régulièrement contraints par des réservations vélos complexes et gérables à la demande en toute opacité par les transporteurs, certains trains deviennent de fait inaccessibles aux cyclistes. Or il n’est pas acceptable que la « simplification administrative » engendre une complication pour les usagers. Une fois de plus l’État se désengage du vélo, au détriment de la cohésion nationale, au risque de créer des problèmes lors des correspondances entre TGV et trains régionaux.
Après le suppression de fait du Plan Vélo et de toute politique publique associée, l’État accumule les reculs depuis 2024, et ne prévoit rien non plus pour inciter au développement du vélo dans sa nouvelle Loi cadre pour les Transports…. Or cette loi fixe des priorités. Ce qui n’y figure pas risque fort d’être ignoré dans les arbitrages futurs. Pourtant le vélo est le plus pertinent pour les trajets courts et pour assurer le dernier kilomètre en complément des transports collectifs, sans parler du potentiel touristique des vacances à vélo.
CycloTransEurope est un membre actif du collectif.
Le collectif Mon vélo dans le train, qui réunit 12 organisations de promotion du vélo et du train, proteste contre l’oubli des cyclistes par Trenitalia.
Trenitalia crée une nouvelle liaison Paris Marseille avec quatre aller-retours quotidiens, et intensifie son offre sur la ligne Paris-Lyon, qui passe selon elle de neuf allers-retours quotidiens à quatorze en semaine. Trenitalia représentera alors « plus d’un tiers de l’offre » entre les deux métropoles.
Or cette nouvelle liaison ne respecte pas la loi LOM, qui impose 8 emplacements vélos par train, au minimum.
Dans un marché de la grande vitesse où la place des cyclistes est pourtant très réduite, un tel « oubli » est assez incompréhensible d’autant plus que le Collectif Mon Vélo Dans Le Train a déjà sollicité Trenitalia précédemment. Il demande que Trenitalia complète son offre avec l’emport des vélos non démontés à bord de ses trains.
Le Collectif Mon vélo dans le train réunit douze fédérations et associations de promotion du vélo, de transports collectifs et de défense de l’environnement qui militent pour que les cyclistes puissent emprunter facilement les trains avec leurs vélos.
Cette 14ème édition du guide pratique pour voyager en train avec son vélo contribuera à faciliter vos vacances, petits tours et grands voyages. Nous avons revu la maquette pour faciliter la lecture du guide et l’enrichir en informations.
Le train classique Paris-Bruxelles refuse en pleine saison estivale les vélos alors qu’il a des espaces pour les vélos.
CycloTransEurope a constaté que plusieurs voitures de ces trains disposaient des espaces prévus pour les vélos. Ils seraient posés à l’horizontal, les cyclistes n’auraient pas à les porter pour les accrocher. Chaque rame dispose de plusieurs voitures équipées.
Train Paris- Bruxelles : espace pour les vélos
Alors que les Eurostars sont toujours interdits aux vélos, ce train améliorerait les voyages des cyclistes entre la France, la Belgique et les Pays-Bas. Ils pourraient trouver à Mons et surtout à Bruxelles de nombreuses correspondances. Enfin, ce sont de nouvelles places pour les vélos qui soulageraient les TER des Hauts-de-France qui souvent en manquent comme CycloTransEurope a pu le vérifier gare du Nord.
Le collectif Mon vélo dans le train a écrit à SNCF-Voyageurs et à la SNCB pour leur demander de permettre dés maintenant l’embarquement des vélos.
Nous croyons donc comprendre que l’objectif est de « réguler » l’emport des vélos dans les trains « touristiques » en période estivale.
Les lignes concernées :
K12 : Lille <–> Paris (2 A/R par jour, uniquement les week-ends)
K13 : Paris <–> Maubeuge (via Saint-Quentin)
K14 : Paris <–> Saint-Quentin
K16 & K21 : Paris <–> Amiens <–> Calais (via Abbeville, Le Touquet, Boulogne-sur-Mer)
K70 : Lille <–> Dunkerque
Une mesure qui interroge
Si l’objectif semble être de réguler l’affluence estivale, la période annoncée s’étend bien au-delà de l’été. Cette décision risque de pénaliser à la fois les touristes et les usagers du quotidien, notamment les travailleurs qui dépendent du vélo pour leurs trajets domicile-travail.