31 associations et collectifs en région Auvergne-Rhône-Alpe disent non à la réservation obligatoire pour les vélos dans les TER, et ce refus va bien au-delà des seules associations cyclistes. C’est tout le mouvement en faveur des mobilités alternatives à la voiture qui se lève contre une mesure excessive et inadaptée qui complique inutilement les trajets des cyclovoyageurs du quotidien, et bien entendu les voyageurs à vélo.
Il est temps que, dans les autres régions, les cyclistes et les usagers des transports se mobilisent pour que prendre le train, avec et sans vélo, cesse d’être une galère sans nom. Plutôt que de renvoyer les cyclistes vers la voiture faute de places, il faut investir pour accroître les capacités ferroviaires et développer un réseau cyclable efficace.
Le collectif Mon vélo dans le train, qui réunit 12 organisations de promotion du vélo et du train, proteste contre la suppression de la règle nationale d’un minimum de places vélos dans les trains régionaux.
La LOM et ses décrets d’application prévoyaient un nombre minimal de places vélos dans tous les trains neufs et rénovés après mars 2021. Ce sera le cas par exemple dans les futures rames TGV (8 emplacements).
Sous prétexte de« simplification administrative », le gouvernement vient de supprimer ce minimum pour tous les trains régionaux (article 1er du décret 2026-118 du 20 février 2026). Chaque Région sera ainsi libre de prévoir ou non un nombre suffisant d’espaces vélos. Déjà régulièrement contraints par des réservations vélos complexes et gérables à la demande en toute opacité par les transporteurs, certains trains deviennent de fait inaccessibles aux cyclistes. Or il n’est pas acceptable que la « simplification administrative » engendre une complication pour les usagers. Une fois de plus l’État se désengage du vélo, au détriment de la cohésion nationale, au risque de créer des problèmes lors des correspondances entre TGV et trains régionaux.
Après le suppression de fait du Plan Vélo et de toute politique publique associée, l’État accumule les reculs depuis 2024, et ne prévoit rien non plus pour inciter au développement du vélo dans sa nouvelle Loi cadre pour les Transports…. Or cette loi fixe des priorités. Ce qui n’y figure pas risque fort d’être ignoré dans les arbitrages futurs. Pourtant le vélo est le plus pertinent pour les trajets courts et pour assurer le dernier kilomètre en complément des transports collectifs, sans parler du potentiel touristique des vacances à vélo.
CycloTransEurope est un membre actif du collectif.
Le collectif Mon vélo dans le train, qui réunit 12 organisations de promotion du vélo et du train, proteste contre l’oubli des cyclistes par Trenitalia.
Trenitalia crée une nouvelle liaison Paris Marseille avec quatre aller-retours quotidiens, et intensifie son offre sur la ligne Paris-Lyon, qui passe selon elle de neuf allers-retours quotidiens à quatorze en semaine. Trenitalia représentera alors « plus d’un tiers de l’offre » entre les deux métropoles.
Or cette nouvelle liaison ne respecte pas la loi LOM, qui impose 8 emplacements vélos par train, au minimum.
Dans un marché de la grande vitesse où la place des cyclistes est pourtant très réduite, un tel « oubli » est assez incompréhensible d’autant plus que le Collectif Mon Vélo Dans Le Train a déjà sollicité Trenitalia précédemment. Il demande que Trenitalia complète son offre avec l’emport des vélos non démontés à bord de ses trains.
Le Collectif Mon vélo dans le train réunit douze fédérations et associations de promotion du vélo, de transports collectifs et de défense de l’environnement qui militent pour que les cyclistes puissent emprunter facilement les trains avec leurs vélos.
Cette 14ème édition du guide pratique pour voyager en train avec son vélo contribuera à faciliter vos vacances, petits tours et grands voyages. Nous avons revu la maquette pour faciliter la lecture du guide et l’enrichir en informations.
Le train classique Paris-Bruxelles refuse en pleine saison estivale les vélos alors qu’il a des espaces pour les vélos.
CycloTransEurope a constaté que plusieurs voitures de ces trains disposaient des espaces prévus pour les vélos. Ils seraient posés à l’horizontal, les cyclistes n’auraient pas à les porter pour les accrocher. Chaque rame dispose de plusieurs voitures équipées.
Train Paris- Bruxelles : espace pour les vélos
Alors que les Eurostars sont toujours interdits aux vélos, ce train améliorerait les voyages des cyclistes entre la France, la Belgique et les Pays-Bas. Ils pourraient trouver à Mons et surtout à Bruxelles de nombreuses correspondances. Enfin, ce sont de nouvelles places pour les vélos qui soulageraient les TER des Hauts-de-France qui souvent en manquent comme CycloTransEurope a pu le vérifier gare du Nord.
Le collectif Mon vélo dans le train a écrit à SNCF-Voyageurs et à la SNCB pour leur demander de permettre dés maintenant l’embarquement des vélos.
Nous croyons donc comprendre que l’objectif est de « réguler » l’emport des vélos dans les trains « touristiques » en période estivale.
Les lignes concernées :
K12 : Lille <–> Paris (2 A/R par jour, uniquement les week-ends)
K13 : Paris <–> Maubeuge (via Saint-Quentin)
K14 : Paris <–> Saint-Quentin
K16 & K21 : Paris <–> Amiens <–> Calais (via Abbeville, Le Touquet, Boulogne-sur-Mer)
K70 : Lille <–> Dunkerque
Une mesure qui interroge
Si l’objectif semble être de réguler l’affluence estivale, la période annoncée s’étend bien au-delà de l’été. Cette décision risque de pénaliser à la fois les touristes et les usagers du quotidien, notamment les travailleurs qui dépendent du vélo pour leurs trajets domicile-travail.
Paris Vienne et Paris-Berlin en train de nuit. C’est un retour bienvenu ! mais sans un accueil pour les vélos contrairement aux autres destinations assurées par Nightjet-OBB
Les Chemins de Fer Autrichiens ont été les précurseurs pour le retour des trains de nuit. Ils continuent à les développer. Ils nous ont donné beaucoup d’espoirs, mais qui sont contrariés aujourd’hui. Ils gèrent neuf lignes européennes qui acceptent les vélos, mais aucune dessert la France. Et contrairement à des informations antérieures, ils n’annoncent aucune perspective positive.
Paris, le 11 février 2025 – Le Collectif «Mon Vélo dans le Train » poursuit son engagement pour faciliter l’emport des vélos dans les trains en sensibilisant les opérateurs de transport ferroviaire et les décideurs publics à la nécessité d’assouplir les règles d’emport des vélos adaptés.
Un combat nécessaire pour l’accessibilité
Si des avancées timides ont été réalisées concernant la place des vélos dans les trains, les besoins des personnes à mobilité réduite souhaitant utiliser un vélo adapté sont encore laissés à la discrétion des contrôleurs. En effet, le transport des vélos adaptés dans les trains n’est actuellement pas autorisé.
Une initiative pionnière pour l’accessibilité
Plusieurs associations et experts du cyclisme adapté ont proposé un catalogue des solutions les plus couramment rencontrées, avec des définitions des dimensions des engins en question. Ce document, qui sera continuellement enrichi pour refléter l’ensemble des solutions techniques disponibles, vise non seulement à sensibiliser les transporteurs, mais aussi à guider les personnes en situation de handicap souhaitant profiter des déplacements à vélo. Les gabarits des vélos adaptés présentés sont des moyennes en termes de taille mais peuvent être généralisés.
Une fois les négociations avancées avec les transporteurs, ce document permettra aux utilisateurs de connaître ce qui est autorisé et de planifier leurs voyages avec plus de confiance et de sérénité.
Un outil pour des politiques inclusives
Nous espérons que ce document servira d’outil de référence pour promouvoir des politiques de transport plus inclusives.
Disponible dès maintenant
Le guide « Vélos pour personnes à mobilité réduite vers une inclusion ferroviaire.pdf » est disponible en téléchargement gratuit sur le site du collectif. Nous encourageons les cyclistes, les associations et les organismes de transport à le consulter et à le diffuser largement.
Cette 14ème édition du guide pratique pour voyager en train avec son vélo contribuera à faciliter vos vacances, petits tours et grands voyages. Nous avons revu la maquette pour faciliter la lecture du guide et l’enrichir en informations.
L’offre internationale est toujours aussi catastrophique, aucun train à longue distance, TGV et train de nuit, ne permet d’embarquer son vélo. Cette carence des exploitants ferroviaires et des autorités politiques a pour conséquence d’empêcher les voyages à vélo à travers l’Europe ou de renvoyer les cyclistes vers l’avion ou la voiture avec tous les effets néfastes pour le climat et les milieux naturels. Les frontières sont devenues étanches pour les cyclistes qui voyagent en train.
Pour les aider à trouver des solutions, nous avons renforcé l’information sur les trajets transfrontaliers. Traverser les frontières, même parfois sur quelques kilomètres, offre des correspondances à longue distance. A Offenbourg, c’est toute l’Allemagne du nord et de l’est qui est à portée de train, de jour et de nuit. Idem à Bâle ou à Genève vers l’Autriche ou l’Italie. A Charleroi, Anvers et Namur vers les Pays-Bas, l’Allemagne et au delà.
Nous avons mis à jour la carte des modalités de réservation dans les trains régionaux. Elle donne une vue immédiate et synthétique pour décider d’un voyage. Après la région Hauts-de-France qui vient d’adopter une réservation obligatoire aussi complexe que rébarbative, il ne reste plus que l’Ile-de-France où le réseau est d’accès libre et gratuit même si l’emport comporte quelques limitations). Nous avons trop de retours de cyclistes qui nous signalent qu’ils ne trouvent pas de places pour voyager avec leurs vélos dans les TER ou se font verbaliser. Là encore, ces mesures restreignent le tourisme à vélo et renvoient les cyclistes vers les modes polluants.
CycloTransEurope poursuit son combat pour le développement du tourisme à vélo et le train lui est indispensable.
Nous avons besoin de vous pour faire avance la cause du vélo dans les trains, adhérez, rejoignez-nous.
Le collectif Mon vélo dans le train qui réunit 12 organisations de promotion du vélo et du train publie un Livre blanc sur l’inadéquation entre les besoins des cyclistes et l’offre vélo dans les trains.
Qu’il s’agisse de rejoindre une randonnée avec un vélo chargé de bagages ou de réaliser le dernier kilomètre d’un trajet local, mettre son vélo dans les transports publics est l’évidente alternative décarbonée à la mobilité tout-automobile. Encore faut-il que cela soit possible et facile.
La comparaison avec d’autres pays européens et notamment en Europe Centrale, montre un retard considérable de cette prise en considération en France. Malgré quelques évolutions positives, le manque de place à bord des trains, les billetteries inadaptées ou les réservations obligatoires dissuasives, sont autant de freins à une mobilité train + vélo qui devrait pourtant être la pierre angulaire des évolutions de nos déplacements. Fort de l’expérience de ses nombreux membres, le Collectif « Mon Vélo Dans Le Train » a regroupé dans un « livre blanc » son constat de la situation en France, les possibilités qui existent dans les pays voisins, et ses demandes concrètes pour mettre les transports publics français à niveau : un choc d’offre (plus de places vélos et plus de trains), et un choc de simplification (billetteries et parcours en gares pour l’accès aux trains) sont indispensables.