Train + vélo : ça déraille

CycloTransEurope en appelle à Elisabeth Borne

CycloTransEurope a été alerté durant tout cet été par des cyclistes contraints à renoncer à leur voyage en train du fait d’emplacements vélos insuffisants ou inexistants dans les trains, certains ayant été descendus de force, parfois par un recours à la police alors qu’ils étaient en règle. 
Cette situation chaotique  a été créée par la politique anti-cyclistes de la la SNCF entraînant déception des vacanciers, parfois avec enfants privés de leurs voyages, et des retards des trains affectant tous les voyageurs.
Face à cette situation déplorable, CycloTransEurope écrit à Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, tutelle de la SNCF, pour lui demander d’intervenir auprès de l’entreprise ferroviaire  pour qu’elle prenne des mesures urgentes pour accueillir les cyclistes correctement dans ses trains et renonce aux mesures répressives.

La politique anti-cyclistes de la SNCF
Première compagnie ferroviaire mondiale à autoriser l’emport des vélos dans ses trains à grande vitesse, la SNCF a depuis démantelé cette offre dans les TGV. Elle a supprimé, sans concertation, les quatre emplacements vélos des TGV Grand Est. Ceux-ci sont de moins en moins nombreux sur les TGV Nord. Ils ont été réduits de quatre à deux places dans les TGV Atlantique. Il n’y en a plus sur le sud-est. Les TGV internationaux n’acceptent pas les vélos qu’il s’agisse des Thalys (vers la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas), les Lyria (vers la Suisse), les trains opérés conjointement par la SNCF et la RENFE vers l’Espagne. C’est aussi le cas vers l’Italie. La disparition des trains de nuit (sauf deux trains) a aggravé les difficultés des cyclistes.
Ces restrictions se sont heurtées cet été à l’essor de la pratique du vélo et, tout particulièrement du vélotourisme grâce au développement des véloroutes, provoquant cette crise pénalisante tant pour les cyclistes que pour les agents de la SNCF qui doivent gérer l’impréparation de leurs dirigeants.

Des conditions de voyage gravement détériorées
Les cyclistes sont donc contraints à se reporter en masse sur les TER et les Intercités quand ils ne préfèrent pas la voiture (pourtant moins pratique pour les itinérants). Au lieu d’un TGV direct, ils doivent emprunter plusieurs TER. Les correspondances dans les gares sont souvent sans ascenseur, la manutention des vélos chargés dans les escaliers est pénible et même impossible pour de nombreux voyageurs. Les temps de parcours sont doublés voire triplés. Par exemple, il est impossible de relier en train Marseille à Quimper avec un vélo en une seule journée. Nous sommes en 2019 !

Des règles confuses et changeantes
La confusion générée par les règles multiples et changeantes sur l’emport des vélos dans les trains Intercités ou ex-trains Intercités ont placé des voyageurs dans l’incertitude. Certains de ces trains embarquent les vélos gratuitement (Paris-Maubeuge), d’autres pour un tarif de 5 € sans réservation (Nantes-Lyon), enfin encore d’autres sont à 10 € avec réservation obligatoire (Paris-Clermont-Ferrand). Ce fouillis tarifaire est incompréhensible pour la clientèle et est la cause de conflits entre les clients et les contrôleurs.

CycloTransEurope écrit à Elisabeth Borne pour qu’elle mette fin à ces situations injustes subies par les cyclistes 
En tant que tutelle de la SNCF, nous attendons qu’elle intervienne auprès de la compagnie ferroviaire pour mettre fin à ces situations injustes subies par les cyclistes afin que leur soient proposées des conditions de transports confortables, garanties et non conflictuelles. La SNCF doit prendre des mesures urgentes pour accueillir les cyclistes correctement et renoncer aux mesures répressives.

Des emplacements vélos dans tous les trains
Au delà cette démarche pressante, la résolution de cette situation passe par des emplacements vélos dans tous les trains et donc le soutien du gouvernement français au texte voté par le parlement européen prévoyant huit places vélos dans tous les trains. Le vélo est une chance pour le train.

>>> Consultez la lettre adressée à Elisabeth Borne

>>> Lire l’article de Capital : « Vélo dans le train : la SNCF pointée du doigt » – 22/08/2019

>>> Lire l’article du site Troi3 : « Un train de retard pour les vélos » – 06/09/2019

>>> Consulter le reportage de France-3 Occitanie : « Occitanie : tensions entre passagers, manque de places dans les trains, c’est la galère de voyager avec un vélo » – 17/09/2019

2 avis sur “Train + vélo : ça déraille”

  1. Bonjour à tous,
    Pour info….
    Nous venons de prendre le train de nuit de Lisbonne vers Hendaye avec 2 vélos non démonté sans problème avec l’aide du contrôleur pour monté les vélos et bagages.

    Train TGV La Rochelle / Paris quatre jours d’attente pour avoir un train…

    1. Bonjour à tous
      Nous avons failli essuyer un refus du contrôleur de ter st Malo rennes pour embarquer nos vélos cet été sous prétexte que le compartiment était plein. Après de longues minutes de discussions, cela a été possible. Mais nous avons du renégocier pour poursuivre notre chemin vers morlaix alors que nous étions en règles dans un tgv…. c’est inacceptable de la part de la sncf

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